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Centre cardiologique d'Evecquemont : pratiquée depuis plusieurs années, l’Échographie Transœsophagienne (eTo) n’est pas une technique nouvelle.

 

Les progrès technologiques récents ont cependant permis d’améliorer la qualité des images et cet examen est devenu un pilier de la prise en charge de certaines pathologies cardiaques, grâce à l’apport de la 3D.

 

L’ETO est toujours programmée en deuxième intention après une Échographie Transthoracique (ETT). Ces deux examens sont complémentaires et n’apportent pas les mêmes informations. L’ETT reste en effet la référence pour l’évaluation de la fonction systolique ventriculaire gauche, comme la quantification d’un rétrécissement mitral. Concernant l’ETO, les principales indications sont la recherche d’endocardite, le bilan étiologique suite à un AVC, un AIT, la recherche de cardiopathie emboligène (thrombus intra-cardiaque, Foramen Ovale Perméable (FOP), Communication InterAuriculaire (CIA), pathologie de l’aorte ascendante, masse intra-cardiaque…) ou encore les explorations des valvulopathies (quantification, mécanismes) et le guidage de la technique chirurgicale (réparation par plastie ou remplacement valvulaire…). Le Centre Cardiologique d’Evecquemont s’est doté ces dernières années de sondes ETO permettant la technologie 3D. Trois des cardiologues de notre équipe,les Drs Saudubray, Merceron et Chhuon, sont particulièrement expérimentés sur l’exploration des valvulopathies et les échographies complexes. Nous réalisons 200 ETO par an, ce qui nous permet d’acquérir une expérience importante au fil des années. « Formée à l’Hôpital Bichat, au service des valvulopathies des Prs Vahanian et Lung, il a été tout naturel pour moi de m’intéresser à cette technique novatrice. Son apport nous est maintenant indispensable », précise le Dr Carole Saudubray. Dans le cadre des valvulopathies, l’ETO permet d’établir le mécanisme d’une fuite et de quantifier la sévérité d’une insuffisance mitrale ou aortique.

 

Une meilleure visualisation

 

La 3D, au-delà d’une esthétique appréciable, apporte des coupes tels que le triplan, full volume, et des coupes successives. Grâce à ces dernières, le mécanisme des fuites est parfaitement documenté (restriction, perforation, prolapsus) et le lieu de la fuite parfaitement identifié (valve antérieure, postérieure, nombre de segments touchés). Ainsi, lors des staffs médico-chirurgicaux, le chirurgien peut visualiser les structures cardiaques telles qu’il les aura sous les yeux au moment de l’intervention, ce qui permet des échanges enrichissants. « Il est intéressant de confronter l’analyse échographique préopératoire aux retours post-opératoires des chirurgiens. C’est comme cela que l’on progresse », estime le Dr Saudubray. En ce qui concerne les bilans d’AVC, dans la suite des nouvelles études (RESPECT, CLOSE, REDUCE), la recherche de FOP chez les patients jeunes (moins de 65 ans) doit être systématique. L’ETO permet d’établir le diagnostic et donc de se diriger vers une éventuelle fermeture de ce dernier après avis des neurologues. L’ETO 3D permet la visualisation du FOP, sa mesure précise et sa localisation, ce qui guidera sa fermeture.

Il en est de même avec la CIA, les mesures de diamètre et la visualisation des berges sont facilitées, comme la détermination d’une éventuelle fermeture percutanée et la taille de la prothèse pouvant être insérée.


Eto 3d et Mitraclip

 

Un dernier apport de cette technologie est le screening des patients pour le MitraClip, un dispositif permettant la prise en charge des insuffisances mitrales par voie percutanée. Il s’agit d’un clip réunissant les deux berges de la valve, réduisant ainsi la fuite. Jusqu’à présent, cette technique est strictement réservée aux patients inopérables, porteurs d’une insuffisance mitrale organique, et permet de leur proposer une alternative à un traitement médical seul. Les praticiens du Centre Cardiologique d’Evecquemont se sont spécialement formés pour l’évaluation de la faisabilité de cette technique auprès du Dr Stéphane Laffite, du CHU du Haut Lévêque, à Bordeaux. « La sélection des patients éligibles à ce dispositif est très rigoureuse. Il nous faut vérifier la compatibilité de l’anatomie valvulaire au MitraClip. Les critères échographiques sont bien définis et une belle qualité d’imagerie est nécessaire », précise le Dr Céline Chhuon. Les cas des patients sont ensuite discutés en partenariat avec le Centre médicochirurgical de Marie Lannelongue (Plessis-Robinson, 92), où l’intervention sera menée s’ils sont admissibles. .  

 

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