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Interview du docteur Hugo Monville, urologue du Groupe Vivalto Santé

Chaque année, à l’occasion de la journée nationale de la prostate l’Association Française d’Urologie prend la parole pour sensibiliser le grand public et les professionnels de la santé aux pathologies liées à la prostate et les traitements proposés. Le docteur urologue Hugo Monville du Groupe Vivalto Santé répond à toutes nos questions sur le sujet.

Dr Hugo Monville

Qu’est-ce que la prostate ?

La prostate est une glande de l'appareil génital masculin dont la fonction est de créer le liquide séminal. Cette substance en question est l’une des composantes du sperme. Beaucoup de patients ne connaissent pas véritablement la prostate ni son utilité.

Les différentes pathologies :

Il existe deux principales pathologies de la prostate. La première est l’adénome de la prostate qui correspond à une hypertrophie bénigne de la glande masculine, autrement dit l’augmentation anormale de sa taille. Il faut savoir que la prostate grandit chez tous les hommes avec l’âge, c’est pourquoi il est important de surveiller son évolution.

La deuxième pathologie est le cancer de la prostate. Cancer le plus fréquent chez l’homme, son taux de mortalité reste faible s’il est diagnostiqué assez tôt.

Symptômes et traitements :

En cas d’hypertrophie bénigne de la prostate, le patient est souvent alerté par des difficultés et des envies d'uriner de plus en plus fréquentes de jour commSchéma prostate 1e de nuit. Dans ce premier cas le patient devra d’abord suivre un traitement médicamenteux puis si celui-ci n'est plus assez efficace, avoir recours à une intervention chirurgicale par une résection d’une partie de la prostate. Le chirurgien dans ce cas retire une partie de la glande (l'adénome, sans toucher à la capsule), mais il n’y a pas de risque d’incontinence ou de dysfonction érectile.

Il n’existe pas de symptôme propre au cancer de la prostate. Le patient peut en effet constater les mêmes troubles que pour l’hypertrophie bénigne de la prostate. Selon l’âge et le stade du cancer, le traitement peut consister en une intervention chirurgicale pour enlever la totalité de la prostate ou effectuer une radiothérapie en épargnant au maximum les tissus sains. Après une ablation, il est indispensable d’être régulièrement suivi par votre médecin pour poursuivre entre autres la surveillance du PSA et pallier d'éventuels troubles de la sexualité ou de la continence urinaire.

Les facteurs de risques :

On note qu’une prédisposition génétique joue un rôle clé sur l’apparition du cancer de la prostate. Il faut donc être très vigilant si vous avez un antécédent familial du 1er degré, c’est-à-dire si votre frère ou votre père a déjà eu ce cancer.

Une activité sportive régulière et une alimentation saine sont conseillées.

Qui est concerné par le dépistage ?

L’association française d’urologie recommande à tous les hommes âgés de 45 à 50 ans de procéder à leur 1er examen clinique par un toucher rectal et une prise de sang (PSA) dans le but de dépister l'apparition d’un cancer avant d'avoir des symptômes. Le PSA est une molécule présente dans le sang, fabriquée par la prostate, lorsque sa concentration est anormalement élevée, cela peut indiquer la présence d’un cancer de la prostate. Votre médecin vous indiquera le taux de PSA normal selon votre âge. Il est possible d’avoir un cancer de la prostate avec un PSA normal, c’est pour cette raison que le toucher rectal reste indispensable. Selon le taux de PSA initial, l'urologue détermine la fréquence des dépistages à venir, tous les ans, 2 ans ou de façon plus espacée encore.

 

Au moindre doute, n’hésitez pas à consulter votre médecin.

 

 

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