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Le Centre Cardiologique d’Evecquemont teste actuellement de nouvelles techniques thérapeutiques.

 

Afin de les proposer de manière plus étendue dans la prise en charge des patients, lors de certains gestes interventionnels. Le casque de réalité virtuelle, avec ou sans masque, ainsi que l’hypnose conversationnelle représentent un complément aux sédatifs et aux antalgiques, en plus de réduire l’anxiété.

 

La réalité virtuelle thérapeutique

 

L‘une des missions du Comité de Lutte Contre la Douleur (Clud) du Centre Cardiologique d’Evecquemont est de susciter le développement de plans d’amélioration de la qualité pour le traitement de la douleur. Dans ce cadre, une étude est réalisée actuellement auprès de 30 patients utilisant le casque de réalité virtuelle et participant à l’hypnose conversationnelle. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer les effets de la réalité virtuelle dans le soulagement de l’anxiété et de la douleur chez les patients. La réalité virtuelle est utilisée dans la prise en charge de l’anxiété des patients lors de certains gestes qui peuvent être douloureux ou désagréables, tels que la coronographie avec pose de stent, l’artériographie et la pose de pacemakers. Le Dr Mohamed Samet, anesthésiste-réanimateur algologue, commente : « Cette technique qui repose sur l’hypno-sédation contribue à la diminution des sédatifs et des traitements antalgiques avant et après l’intervention. » Un protocole médical a été mis en place, en fonction du geste opératoire, qui peut durer entre 30 min et 1 h 30.

 

Concrètement, le patient choisit l’environnement dans lequel il va être plongé durant l’intervention : forêt, montagne, plage, plongée sous-marine ou jardin zen. Les vidéos et images sont accompagnées d’hypnose conversationnelle et / ou de musique. Grâce à un casque audio et à un masque, le patient, allongé sur le dos, est déconnecté du milieu opératoire, ce qui lui permet d’accéder à un état de relaxation et de sédation. « Les bénéfices montrent une diminution de la douleur et de l’anxiété avant et pendant l’acte. Cette pratique complète les méthodes anesthésiques habituelles et permet de réduire la consommation de produits anesthésiants. Les praticiens sont aussi satisfaits car leurs gestes sont facilités. » Les premiers résultats montrent une bonne acceptation du dispositif, avec une tendance à la diminution de l’anxiété. 

 

Dr Mohamed SAMET

 

L’hypnose conversationnelle et formelle

 

Depuis fin 2016, l’hypnose conversationnelle est pratiquée au bloc interventionnel, durant les examens, et s’est développée au sein de services de soins d’Evecquemont, dont l’unité de soins intensifs, la médecine cardiologique et de réadaptation, avec la formation de plusieurs professionnels de santé. « Cette technique est toujours réalisée en collaboration avec le patient. Elle permet une prise en charge personnalisée alliant confort, sécurité et bienveillance », explique Émilie Cressend, hypnothérapeute au bloc interventionnel, pratiquant également l’hypnose formelle, une transe hypnotique avec techniques de dissociation. La douleur a des manifestations sensorielles et émotionnelles sur lesquelles l’hypnose peut agir. Plus le patient a mal, plus la charge émotionnelle est grande. Grâce à cette pratique thérapeutique, ces manifestations sont apaisées et davantage contrôlées. En effet, l’hypnose fait diversion en attirant l’attention sur quelque chose d’agréable. Le patient peut, par exemple, choisir d’être amené sur la plage, au soleil. Il est ainsi placé dans une position plus confortable, lui faisant oublier la douleur, l’anxiété et le temps. « Nombreux patients s’étonnent de n’avoir rien senti, ou que l’examen soit déjà terminé. » Les examens peuvent être réalisés en association ou pas avec des produits sédatifs et analgésiques. Avec l’hypnose seule, la récupération est écourtée, ainsi que la surveillance post examen. « À une époque où l’ambulatoire prend de plus en plus de place, l’hypnose est un réel atout. » 

 

Émilie CRESSEND

 

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